Je marche sur cette plage qui borde le bassin
Le vent comme une caresse se poser sur mon visage
Doucement, j'essaie de retenir cette main qui me frôle.
Utopie du rêve, tu n’es plus qu’une image,
Une douce présence qui pose délicatement mon étole.
Les embruns de ma tristesse
Dessinent, au fil de mes pas, des auréoles de larmes.
Fantôme tu as commis une indélicatesse,
Mais ne peut partir vers un monde sans armes.
De mes mains s'écoulent doucement chaque grain
De sable de mon univers.
Représentant chaque minute de ma vie, effacée.
Je revois, chaque jour, chaque mois, chaque année passée,
Jusqu’à ce dernier jour, où le ciel est devenu enfer.
Quand j'ai pris cette barque, tout un symbole.
Les flots, devaient me porter vers un long séjour,
De bonheur, de rires, de passion, de parole,
De douceur, de partage, d'amour pour toujours.
Que reste-t-il de notre histoire ?
Un nuage sombre de remords.
Même les rayons chauds de ce soleil d’un soir,
N’arrivent plus à brûler nos corps
Mya Desévigny 2012
Extrait de Mes Maux recueil de pensées
© Poèmes et Art de Mya Desévigny